Jonglerie de haut vol au Champ-au-Roy

Vincent de Lavenère, le jongleur du "Chant des balles" et Eric Bellocq, son musicien, ont complètement pétrifié le théâtre du Champ-au-Roy, plein comme un œuf, dimanche. Deux virtuoses d'exception.

Les balles s'entrechoquent, la rythmique se place, les mains tremblent, le son devient geste et le geste devient langage. Le chant des balles s'installe, il suffit de l'écouter. Dimanche, le théâtre du Champ-au-Roy, plein comme un œuf, en est resté pétrifié. Gestes amples et envoûtants, l'un danse et virevolte avec des balles tantôt imaginaires, tantôt réelles. C'est Vincent de Lavenère, le jongleur musicien. Magique.
L'autre, Eric Bellocq, le musicien jongleur, passe d'un instrument à l'autre. Luth derrière le dos, citole sur la tête, il joue avec les notes, avec la dextérité d'un maître qu'il est et l'adresse d'un saltimbanque. Les deux troubadours unis par ces balles musicales ne font rapidement qu'un. Dextérité du jonglage où la fausse note est interdite. Harmonie de la musique où on jongle avec les notes. L'effet est saisissant. La salle est admirative.
Pendant près d'une heure, les deux compères nous transportent dans l'univers du parfait, presque irréel car sublime. Trois, quatre, cinq ou six balles s'élèvent dans les airs, sans jamais retomber, donnant le rythme à un luth endiablé qui ne connaît pas la fausse note. Le temps s'égrène comme accéléré. Dextérité, coordination, humour, esthétique, le contenu est parfait. L'instant rare et inoubliable. Peut-être bien là le septième art...

Revue de presse

 

OUEST FRANCE édition de GUINGAMP

13 NOVEMBRE 2001

 

Le "Chant des balles" a frisé la perfection, dimanche

 

   
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